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Histoire du CEIA depuis 1948…

histoireCoup d’œil sur son histoire et la situation présente

En juillet 1948, vingt-et-un responsables du mouvement évangélique francophone, dont plusieurs avaient « fait leurs classes » avec Ruben Saillens, fondaient à Nogent-sur-Marne le Centre Evangélique d’Information et d’Action. Il s’agissait pour eux d’échanger des nouvelles, de se concerter pour rendre plus efficaces leurs entreprises et de renouveler le lien de leur communion fraternelle. Leur réunion annuelle s’est d’abord tenue dans les locaux de l’Institut Biblique de Nogent, qui pourvoyait aussi le cadre légal de l’activité dénommée CEIA. Le nombre des participants augmentant régulièrement, à cause de l’utilité avérée des rencontres et de la croissance du mouvement évangélique, c’est ensuite la chapelle évangélique de Nogent qui les a hébergés, puis la salle municipale de la rue Emile Zola. René Pache, directeur de l’Institut Emmaüs, a vite fait figure de « leader », en collaboration avec les co-directeurs de l’Institut de Nogent, J.-Marcel Nicole et Jacques A. Blocher. Dès cette époque, et cet avantage n’a cessé de s’accentuer, le CEIA s’est signalé par l’ampleur exceptionnelle de son « recrutement »: il s’est montré capable d’attirer des représentants des groupes les plus divers de la galaxie (ou du microcosme) évangélique.

La croissance se poursuivant, après la glorieuse campagne « Mission France » de 1986, un grand coup a été tenté. Sous la direction de Michel Evan (alias Mike Evans), alors professeur à l’Institut de Nogent, c’est le fameux Pavillon Baltard que le CEIA a osé louer pour ses rencontres. L’audace a payé, dans ce sens que les rencontres y ont été une réussite et que le mouvement évangélique accédait à une visibilité nouvelle ; mais, hélas ! il lui fallait également payer, au sens le plus littéralement financier. Il n’a pas été possible d’assurer l’équilibre du budget. Cette difficulté, que ne pouvait pas supporter plus longtemps l’Institut de Nogent, a contraint à l’annulation des rencontres de 1990, et il a fallu renoncer à l’espoir de les tenir en 1991.

L’encéphalogramme du CEIA flirtait avec le zéro (plat), mais le CEIA n’était pas enterré ! Les besoins auxquels il avait répondu étaient plus sensibles que jamais. Les grands établissements de formation du mouvement évangélique (facultés et instituts), avec la pensée qu’ils jouissaient du plus grand capital de confiance parmi les composantes diverses, ont été sollicités. Avec leur aide, un comité préparatoire s’est formé. 1992 a vu la résurrection du CEIA, cette fois comme association légalement indépendante. Tandis que le soussigné assumait la présidence, les deux conditions humainement principales du succès ont été assurées : l’engagement d’une coordinatrice compétente, Cathy Straub ; l’utilisation des locaux du Centrex à Lognes, budgétairement supportable, et permettant le soutien logistique indispensable de l’Institut de Nogent (personnel et étudiants). De plus en plus, le nombre des participants atteignant ou dépassant ces dernières années le millier en deux jours, la session du CEIA représente la combinaison d’une convention pastorale (de ressourcement spirituel, de réflexion et débat, d’information pour responsables) et d’une exposition permettant aux œuvres et aux Eglises de proposer aux « décideurs » réunis par la convention les outils de ministère qu’elles ont à offrir (des CD-ROM aux villages de vacances…).

Après une décennie, le « nouveau » CEIA doit s’adapter à une situation un peu changée. Cathy Straub, s’engageant dans une nouvelle voie de ministère, s’est déchargée de la tâche de coordination (en acceptant une nomination au CA), et c’est Marie-José Maré qui la remplace, depuis juin 2002. Le soussigné, qui se prépare à des activités supplémentaires outre-Atlantique, se retirera de la présidence après l’AG du 5 mai 2003. L’Association s’étant étoffée par l’adhésion d’assez nombreuses personnes physiques et morales, elle doit librement élire les membres du CA sans considérer que des sièges y sont réservés aux représentants des institutions d’enseignement (même s’il reste recommandable que ces institutions soient représentées de fait, à cause des compétences et du rôle unifacteur qu’elles jouent parmi les évangéliques).

Dans cette perspective, le CA propose à l’AG de ne pas attendre les élections ordinaires de novembre 2003 qui renouvelleront la moitié du CA et de procéder lors de l’AG du 5 mai 2003 à des élections supplémentaires : 1) pour remplacer Henri Blocher et Terry Smith (ancien directeur de l’Institut Biblique Européen, qui repart pour le Canada) ; 2) pour ajouter deux nouveaux membres qui augmenteront le représentativité du CA. Comme ces élections ne repectent pas le calendrier ordinaire, le mandat des élus viendra à échéance en novembre 2005 (comme s’ils avaient été élus lors des dernières élections qui ont eu lieu).

Le CA propose trois candidats au vote de l’AG de mai 2003 : Jean-Claude Boutinon, ancien professeur à l’IBE, pasteur de l’Assemblée de Dieu de Sarcelles ; Guy Horrenberger, homme d’affaires, trésorier de l’IBN t Emile Nicole, Doyen et professeur à la FLTE, Vaux-sur-Seine. Les membres de l’Association ont, bien entendu, la liberté de rayer sur leur bulletin le nom qui ne leur semble pas convenir et d’ajouter tout autre nom qui leur semblera préférable. Les trois candidatures sont approuvées par l’AG. Lors du Conseil d’administration (qui suit cette mêmeAG), le conseil nomme Emile Nicole, Président du Centre Evangélique.

Henri Blocher